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Ceci est le premier d’une série d’articles destinés à mieux expliquer les concepts des réseaux sociaux et des nouvelles plateformes sociales web.

SocialNetworkAnalysis_GraphDepuis le dĂ©but de l’annĂ©e 2010, les termes sont utilisĂ©s frĂ©quemment dans les mĂ©dias : rĂ©seaux sociaux en ligne, engagement social, marketing viral. On vous conseille d’ĂŞtre prĂ©sent sur Facebook et sur Twitter, d’investir une part de votre budget de marketing sur ces nouvelles plateformes sociales en espĂ©rant, pour vos produits et vos services, par magie, Ă  dĂ©faut d’une bonne explication, que tout le monde en parle !

Mais qu’est-ce qui se passe vraiment sous la jolie interface de Facebook ? Comment le service me suggère-t-il de nouveaux amis ? Pourquoi certains ont des milliers d’abonnements sur Twitter alors que votre compte est stagnant ? Et surtout, quel est l’importance d’avoir ces abonnements ou amis ? Quel est l’intĂ©rĂŞt de dĂ©velopper une stratĂ©gie marketing pour les plateformes sociales ?

La liste des questions est longue et les rĂ©ponses souvent abrĂ©gĂ©es en article de presse ou en rĂ©sumĂ© exĂ©cutif. Cette sĂ©rie d’articles vous propose de faire une pause et de mieux comprendre les concepts des rĂ©seaux sociaux et de leur importance dans les nouveaux mĂ©dias numĂ©riques.

Un peu d’histoire…
socnetBien que les rĂ©seaux sociaux existent depuis toujours, l’aventure scientifique dĂ©bute vers la fin du XIXe siècle avec les sociologues Émile Durkheim et Ferdinand Tönnies qui sont les premiers Ă  mettre en relief les liens existant entre les membres d’une communautĂ©. Le sociologue Georg Simmel sera le premier Ă  parler directement en termes d’un rĂ©seau social.

Dans les annĂ©es 30, la sociomĂ©trie, science permettant d’analyser manuellement de petits rĂ©seaux, est mise en pratique.

À partir des annĂ©es 60, le rythme accĂ©lère et une nouvelle branche de recherche de la sociologie, l’analyse des rĂ©seaux sociaux, sera crĂ©Ă©e avec ses propres mĂ©thodes et chercheurs.

It’s a small world
Tout le monde connaĂ®t l’expression : « Le monde est petit ». Dans les dernières annĂ©es, cette idĂ©e que nous Ă©tions tous Ă  un maximum de six degrĂ©s de sĂ©paration l’un de l’autre s’est popularisĂ©e. Un premier degrĂ© de sĂ©paration reprĂ©sente un ami proche, un deuxième degrĂ© reprĂ©sente l’ami de votre ami et ainsi de suite. Cela signifie que si vous Ă©criviez une lettre destinĂ©e au Pape, il ne faudrait en moyenne que six personnes pour transmettre celle-ci Ă  destination en vous servant simplement d’une de vos connaissances.

Aux États-Unis, des recherches ont dĂ©montrĂ© une telle tendance Ă  une certaine Ă©poque de leur histoire, mais cette loi est loin d’ĂŞtre universelle. Une expĂ©rience non scientifique sur Facebook avec 5.8 millions d’utilisateurs a tout de mĂŞme dĂ©montrĂ© une moyenne de 6 degrĂ©s de sĂ©paration, mais avec un maximum de 12 degrĂ©s possibles.

Il est possible d’utiliser concrètement ce phĂ©nomène en utilisant la plateforme LinkedIn. Pour un profil incluant seulement 15 contacts personnels, le deuxième degrĂ© (les amis de vos contacts) reprĂ©sente dĂ©jĂ  plus de 1700 personnes et le 3e degrĂ©, c’est plus de 220 000 contacts !

Le chiffre de Dunbar
L’anthropologiste Robin Dunbar a Ă©crit un article extrapolant que le nombre maximum de relations stables qu’un humain peut entretenir sur le plan cognitif Ă  un moment donnĂ© de sa vie (que l’on nommera : liens forts) est de 150.

Par contre, pour la majorité des gens, ce nombre est beaucoup plus bas. M. Dunbar a testé son hypothèse avec des singes, où chaque espèce semble posséder un nombre bien défini de membres appartenant à une communauté.

Pour les humains, c’est un peu plus complexe et il faut nuancer les diffĂ©rents types de rĂ©seaux selon leurs fonctions. Notre diffĂ©rence avec les singes, c’est notre utilisation du langage.

Un rĂ©seau social crĂ©atif (votre cercle proche) peut ne comprendre qu’une douzaine de personnes, votre rĂ©seau social Ă©largi en contenir 150 et votre rĂ©seau « politique » contenir plus de 1000 personnes.

Liens faibles et liens forts
NetworkingUn lien faible est un contact dans votre rĂ©seau qui ne fait pas partie de votre cercle d’amis proches.

Prenons un individu nommĂ© « Ego ». Ego possède un rĂ©seau d’amis dont la plupart de ceux-ci se connaissent entre eux, des liens forts existent. De plus, Ego a aussi des amis qui ne se connaissent pas entre eux. Ces derniers possèdent eux aussi un rĂ©seau d’amis avec des liens forts diffĂ©rents de celui d’Ego. Le lien faible unissant Ego et cet ami reprĂ©sente donc un pont entre deux groupes de liens forts.

Le sociologue Mark Granovetter a dĂ©montrĂ© dans un essai acadĂ©mique qu’une multitude de liens faibles permet Ă  une personne d’obtenir plus frĂ©quemment des opinions et des idĂ©es diffĂ©rentes que si celle-ci n’avait que des liens forts (une clique).

Pour quelqu’un souhaitant dĂ©velopper son marchĂ© ou trouver de nouveaux partenaires, la valeur de ces liens faibles est importante. Les plateformes sociales telles que Facebook et Twitter ouvrent de nouvelles possibilitĂ©s pour crĂ©er ce type de lien faible.

Bien que le vocabulaire employĂ© provient des recherches amĂ©ricaines sur le sujet, les Chinois utilisent depuis longtemps le terme « Guanxi » pour expliquer ce type de rĂ©seau d’influence personnelle (les Russes, c’est « Blat » !). Bref, cela dĂ©finit votre capital social. Selon Robert Putnam, politologue amĂ©ricain, ce type de capital est nĂ©cessaire pour une dĂ©mocratie en santĂ©…

Google et votre site web
Nous parlons souvent sur ce blogue de rĂ©fĂ©rencement organique sur Google afin de permettre Ă  vos futurs clients de vous trouver facilement au sommet des rĂ©sultats. Nous vous donnons les trucs traditionnels qui sont bien Ă©tablis. En voici un plus rĂ©cent : Google analyse maintenant vos amis sur Facebook, vos abonnements sur Twitter, le nombre de fois qu’un visiteur a vu votre dernier vidĂ©o sur YouTube. Bref, il analyse votre rĂ©seau social mieux que vous ne le faites vous-mĂŞme. Ces mesures s’additionnent aux tactiques traditionnelles de rĂ©fĂ©rencement pour dĂ©terminer votre importance face Ă  un compĂ©titeur et peut donc faire une diffĂ©rence dans votre positionnement sur les rĂ©sultats des engins de recherche.

Mon réseau social
Plusieurs options, encore fragmentaires, vous permettent de visualiser votre réseau social.
La « vieille » mĂ©thode consiste Ă  analyser vos courriels afin d’utiliser les champs
« Destinataire » et « Émetteur » pour vous donner un aperçu visuel de votre rĂ©seau personnel, c’est le rĂ©seau d’Ego !

Votre firme de communication prĂ©fĂ©rĂ©e – oui oui, ça c’est BonzaĂŻ Communication bien sĂ»r – est en mesure de vous offrir un tel portrait (et mĂŞme un peu plus) !

Sur Facebook, certaines applications vous permettent de visualiser votre rĂ©seau d’amis :
Social Graph, Friend Wheel et Facebook friends constellation pour ne nommer que les plus intéressantes.

Ce domaine demeure encore l’apanage des universitaires et de leurs papiers de recherche, les applications commerciales restant rares.

Ce n’est qu’un dĂ©but !
Pour terminer ce premier article, voici deux exemples de réseaux sociaux :

2310931120_019be508fb_oLors de la dĂ©bandade de l’entreprise Enron aux États-Unis, les archives des courriels de l’entreprise sont devenues disponibles pour tous.

Cela n’a pas tardĂ© avant qu’un individu dĂ©cide de crĂ©er le graphique du rĂ©seau social de l’entreprise.

L’image ci-contre reprĂ©sente les Ă©changes de courriels entre les employĂ©s et la haute direction de l’entreprise Enron :

Un Ă©lĂ©ment important qui n’est pas toujours Ă©vident dans une photo, c’est l’aspect dynamique d’un rĂ©seau social (nous y reviendrons). Voici une vidĂ©o des liens de collaboration dynamiques entre les dĂ©veloppeurs de l’entreprise Twitter sur plusieurs annĂ©es :

Continuez la lecture avec la partie 2, nous discutons des communautĂ©s virtuelles d’avant Facebook.

Si vous avez des questions ou souhaitez suggĂ©rer des sujets pour la suite de la sĂ©rie, soyez le bienvenu d’ajouter votre commentaire !

5 commentaires à l'article “Qu’est-ce qu’un rĂ©seau social ? (partie 1)”

  1. Merci d’apprĂ©cier le contenu plus thĂ©orique ! Je vais tenter de garder une balance entre l’utilisation concrète et les thĂ©ories.

    La première image de l’article provient de l’universitĂ© « Southeast Missouri State University« . Je ne saurais dire quel logiciel a Ă©tĂ© utilisĂ©.
    Voici le lien pour télécharger le logiciel : Vizster

    D’autres logiciels libre tel que UCINET, Netdraw ou Netvis permettent de crĂ©er ces sociogrammes.

    L’image du rĂ©seau d’Enron a Ă©tĂ© crĂ©Ă©e avec le logiciel libre VTK. Le crĂ©dit pour la crĂ©ation de l’image va Ă  l’entreprise Kitware, Inc.

  2. Jason Kealey dit :

    Bonne introduction au domaine; j’aime surtout les aspects historiques en sociologie. Bonne recherche!

  3. Marc Snyder dit :

    Bonjour Jean-François,

    IntĂ©ressante rĂ©flexion, j’ai bien hâte de lire la suite des choses.

    La première image, celle qui s’appelle « SocialNetworkAnalysis_Graph-290×300.gif » a Ă©tĂ© faite avec quel outil?

    Merci pour l’info.

  4. Danny Forest dit :

    Excellent article! Continuez de publier de bons articles, je les lis tous! Celle-ci Ă©tait particulièrement instructif, j’ai vraiment aimĂ©.

  5. [...] Ceci est le deuxième d’une série d’articles destinés à mieux expliquer les concepts des réseaux sociaux et des nouvelles plateformes sociales web. Pour lire le premier article, suivez ce lien [...]

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